Même en congés, la passion de la carpe l'emporte sur le farniente à la plage ou
les ballades en montagne … Une partie de l'équipe de placedescarpes.com décide de
se rejoindre à la recherche de nos cyprinidés du sud …
Trouver de l'eau dans le Vaucluse et plus particulièrement dans le Luberon n'est pas
très facile. Et trouver des étangs
avec un cheptel de carpes l'est encore moins !
Pourtant, après 2 journées de recherche, de questionnement auprès des autochtones,
des commerces de chasse et de pêche des environs, nous arrivons à dénicher une
magnifique gravière.
Une bien sympathique discussion avec le garde-pêche nous apprend que cette gravière
de 8 ha, vieille d'à peine une dizaine d'années renferme de très beaux spécimens de
carpes jamais pêchées car la majorité des pêcheurs sont plutôt des pêcheurs au coup et
aux carnassiers.
Le fond important (10 à 12 m), la pureté de l'eau et l'abondance en nourriture
(herbiers et écrevisses) nous décident de nous fixer sur ce plan d'eau.
Après avoir effectué 3 fois le tour de cette gravière, nous détectons 2 postes
intéressants, là où de beaux sauts de carpes nous donnèrent quelques beaux frissons
d'excitation. C'est entendu, nous attaquerons le lendemain à l'aube.
Plongés dans l'inconnu et ayant écouté les conseils du garde-pêche, nous décidons
de pêcher 100% maïs, tiger nuts
et pellets. Ces carpes ne connaissant pas les
bouillettes, inutile de risquer un capo compte tenu qu'il n'est permis de pêcher
qu'à 2 cannes.
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A peine 2 heures après avoir mis les fils dans l'eau, premier départ sur l'une de
mes cannes ! Un départ d'une violence incroyable ! Nous n'avions jamais vu une bobine
se dérouler aussi rapidement dans le bruit infernal du delkim !
Je prends contact avec le poisson, mon sillon est littéralement happé dans l'eau,
je relâche ma bobine
et laisse filer …
Après avoir progressivement serré mon frein, je réussi à " dominer " ma prise qui résiste
avec une force de sumo ! Il faut dire que brider un poisson sauvage, qui semble de belle
taille, dans 10m de fond et à 70m du bord, ce n'est pas toujours simple …
Hélas à 10m du bord et sans avoir pu voir la moindre nageoire … décrochage ! Je peste …
Et une demi-heure plus tard, c'est au tour de Bastien de connaître cette sensation avec
le même scénario de mauvais film
à la fin …décrochage ! C'est Bastien qui peste …
En tout sur la matinée, ce n'est pas moins de 5 départs qui se terminent avec un décrochage
en guise de récompense ! Et là, vous commencez à douter de tout … Mes montages ?
Mes hameçons ? Mes bas de ligne ? Mon bridage ? Bref un énorme doute vous envahi et
vous hante toute la nuit …
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Nous revoilà le lendemain à l'aube sur le même poste, bien décidés à laver les affronts
de la veille ! La tactique fut de changer d'hameçons (des N°8 à la place des N°6) et
d'essayer de brider moins le poisson pour plutôt le fatiguer au large.
Même scénario que la veille, départ sur l'une des cannes de Bastien à peine 1 heure
après avoir déposé nos lignes !
Avec beaucoup de délicatesse Bastien arrive enfin à
mouiller le tapis avec une belle miroir de 7 kg et là grande a été notre surprise !
La bouche de cette carpe est excessivement dure et l'hameçon est à peine planté
dans 1mm de chair à la limite du décrochage … 2 coups de têtes de plus et Bastien
perdait encore sa prise !
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Changement radical de stratégie, dans ce cas, il faut tout remettre en cause. En effet
si vous rencontrez des carpes avec
ce type de morphologie, voici ce qu'il faut faire :
- hameçon N°2 ou N°1, cheveu long de 3 cm entre l'appât et la hampe de l'hameçon
(vous avez bien lu, 3cm …) et surtout ne pas laisser la carpe prendre de la vitesse dès que
le départ est engagé !
Nous essayons cette nouvelle tactique dès le lendemain et là, bingo ! Nous sortons
nos premières carpes miroirs de 9,10 et 12 kg.
Des superbes poissons avec une robe jaune et beige clair, couleurs caractéristiques
des carpes qui se nourrissent de maïs et qui vivent dans des eaux claires.
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Il était temps, car avant que nous ne comprenions le pourquoi de tous ces décrochages,
c'est tout de même 9 départs sur 13 qui on été décrochés et seulement 4 carpes mises au sec.
C'est d'autant plus frustrant que, sur ces 9 départs, nous tenions des poissons de très
belle taille et que nous avons seulement réussi l'avant-veille de notre retour
dans le Nord à comprendre ce qu'il fallait faire …
Comme quoi, rien n'est jamais acquis à la pêche à la carpe et qu'il faut savoir se
remettre en question et changer ses habitudes …
L'année prochaine, les carpes du sud n'ont qu'à bien se tenir, nous reviendrons !
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